Voici un article qui relate ce que j'ai vécu ces derniers mois et qui peut apporter une information précieuse si jamais vous étiez un jour concerné...

Un jour cela devait m'arriver car j'étais un sujet à risques avec des antécédents familiaux, une surcharge pondérale, un caractère plutôt bouillant, limite cholestérol et tension artérielle … et comme j'avais intégré dans ma tête avoir un infarctus tôt ou tard, je n'ai même pas été étonné... sauf par la précocité de l'évènement.

Résumons l'incident :
Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 octobre 2012, vers 2 heures du matin, j'ai eu un petit infarctus... et je me suis rendormi... Dimanche, lundi, mardi : normal. Mercredi 17 octobre, j'ai accompli une randonnée pédestre de 14km à bonne allure, je n'ai consulté que le jeudi 18 octobre 2012 à la demande insistante de Joëlle mon épouse et de ma soeur...
Puis tout s'est enchaîné...

Visite chez mon médecin généraliste, électrocardiogramme, Samu, ambulance, Service des Urgences de l’hôpital de Blois, prise de sang avec la découverte de la présence de l’enzyme désignant un infarctus, entrée en soins intensifs le jeudi 18 octobre en fin d'après-midi.

Examen à l'hôpital de Blois jusqu'au mardi 23 octobre, puis je suis acheminé vers un hôpital de Tours (Trousseau) pour une coronarographie le mercredi 24 octobre avec pose de deux stents en quarante trois minutes passées au bloc opératoire.

Retour à la maison au soir du jeudi 25 octobre 2012..

J’ai rencontré un personnel soignant très compétant à la différence des deux cuisiniers des hôpitaux de Blois et Tours... qui m’ont laissé sur ma faim !

Un cardiologue de Tours a parlé de reprise d'une activité normale... j'ai expliqué au médecin ma normalité : Randonnée pédestre, randonnée à bicyclette, cols en montagne, voyages itinérants en autonomie, sac à dos, sacoches, ... Le cardiologue m'a répliqué "reprise d'une vie normale... tout en étant raisonnable, sans effort inconsidéré". Comme si, en cyclo-tourisme ou à pied, l’effort pouvait être inconsidéré.
Je suis sous traitement médicamenteux à vie maintenant avec un suivi régulier du cardiologue... Inutile de préciser que le fait d'être sportif est pour beaucoup dans ma résistance au mal...

Voilà résumé en quelques mots ce qui m’est arrivé en ces sept jours d’octobre 2012. Ensuite, inquiet, j’ai fait part de mon vécu sur le forum de l'association à laquelle j'appartiens, le Club des 100 Cols, et là, surprise ! J’ai découvert que nombre de cyclos que je connaissais avaient eu à rencontrer le même problème que moi, avec une pose de stents et, depuis, avaient une pratique normale de leur activité à bicyclette ou à VTT à collectionner de nouveaux cols. Une pratique tellement normale qu’ils n’avaient pas éprouvé le besoin d’en parler. Depuis, je découvre pratiquement chaque semaine des amis randonneurs "montés sur ressorts"...

J’avoue que mon étonnement a été grand de pouvoir continuer une activité de randonnée disons normale. Le vendredi 11 janvier 2013, un test d’effort à l’hôpital de Blois a confirmé cette possibilité à ma plus grande joie (200 watts à 81% de la capacité du coeur : 220 - l'âge).

Un point important cependant : Quelques semaines après mon infarctus, en décembre 2012 et 1ère quinzaine de janvier 2013, j’ai eu à vivre plusieurs semaines de déprime, peur de ne plus pouvoir vivre ma passion de la randonnée, peur de me sentir diminué physiquement, peur de l’immédiat, peur du lendemain, … sans doute un passage obligé… Mais, je dois, très certainement, trop réfléchir… Cependant, depuis le test d’efforts aux résultats tout à fait normaux que j’ai passé en début d’année, tout va pour le mieux, la vie est belle !

Alors, Amis randonneurs, ne perdez pas espoir en cas de problèmes cardiaques, la médecine d’aujourd’hui a fait de tels progrès que votre activité, à bicyclette ou pédestre, n’en sera que peu ou pas altérée, sans efforts inconsidérés bien sûr.

Souhaitons-nous bonne route et bon chemin.